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mercredi 26 octobre 2016

Yémen: Alger dit non à Ryad

L'algérie a rejeté la demande de l'Arabie saoudite et du Qatar l'appelant à participer à la mission des forces de maintien de la paix au Yémen.

La récente visite en Algérie des commandants des armées saoudienne et qatarie avait pour objectif de proposer une participation de l'Algérie à la mission des forces de maintien de la paix au Yémen, a écrit le site Middle East Eye citant une source diplomatique algérienne.

"L'Arabie saoudite veut mettre fin à la guerre contre le Yémen et déployer à la place des forces de maintien de la paix sur ce territoire", selon ce diplomate qui a fait part de la réaction algérienne à la proposition de l'Arabie saoudite et du Qatar.

L'Algérie a dit qu'elle examinerait la proposition mais que sa réponse était, pour le moment, négative.

L'Algérie avait déjà aussi rejeté une collaboration à la coalition saoudienne au Yémen, disant qu'elle ne permettrait jamais à ses forces de mener des opérations militaires au-delà des frontières du pays.

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dimanche 16 octobre 2016

La France et l’Arabie saoudite ont organisé une manœuvre militaire près de Lille

L'unité spéciale des forces terrestres de l’Arabie saoudite a pris part, mercredi 12 octobre, à une manœuvre militaire conjointe avec les forces terrestres françaises, près de Lille, une ville du nord de la France.

Plus de 10 000 personnes ont été tuées depuis le début de l’offensive saoudienne contre le Yémen, en mars 2015.

Anna Macdonald, directrice de l'ONG Control Arms, a déclaré que la France avait donné son feu vert à la vente de 18 milliards de dollars d’armements à l’Arabie saoudite.

Amnesty International a réclamé à maintes reprises la cessation des ventes d’armes à Riyad afin d’empêcher le massacre des civils.

En alimentant l’armée saoudienne en armements, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis se font des complices des crimes de l’Arabie saoudite au Yémen.

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La coalition arabe avoue avoir tué 140 personnes «par erreur»

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a reconnu avoir bombardé un rassemblement funéraire à Sanaa qui a fait des centaines de morts et blessés suite à une bavure.

Au moins 140 personnes ont été tuées et plus de 525 blessées, des civils pour la plupart, lors d'une frappe contre une cérémonie funèbre à Sanaa, contrôlée par les Houthis, le 8 octobre.

Les rebelles en ont tout de suite accusé la coalition menée par Riyad.

« L'équipe (des enquêteurs) est venue à la conclusion que des représentants de l'état-major général du Yémen avaient donné des informations aux chefs des opérations de la Force aérienne, qui s'étaient par la suite révélées erronées, sur un lieu concret ou devaient se trouver à Sanaa des commandants militaires des Houthis », apprend-on de la coalition citée par la chaîne Al Arabya. En outre, le résultat de l'enquête indique que la frappe a été effectuée immédiatement sur un « objectif militaire ». Cette décision a été prise notamment par le siège au Yémen, sans l'autorisation du commandement central de la coalition. « La frappe sur la position a été faite par erreur… Il est nécessaire de prendre des mesures juridiques contre ceux dont les actions ont mené à l'incident. Il faut également commencer à travailler sur une compensation pour les familles des victimes et des blessés », a ajouté la coalition.

Depuis 2014, le Yémen est en proie à un conflit armé opposant les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ancien président Ali Abdallah Saleh aux forces gouvernementales et aux milices populaires soutenant le président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi. Les rebelles contrôlent les territoires dans le nord du pays et la capitale Sanaa où ils ont créé leurs organes de pouvoir.

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Proposition algérienne à Téhéran et Ryad

Sous couvert de l'anonymat, une source diplomatique algérienne a affirmé qu'Alger avait proposé à l'Iran et à l'Arabie saoudite la formation d'une force de maintien de la paix regroupant des pays arabes non impliqués dans l'affaire yéménite, précise l'agence Tasnim.

Citée par l'agence turque Anadolu, cette source a affirmé que le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, avait fait cette proposition à ses homologues iranien et saoudien en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Cette source n'a donné aucun commentaire sur la réaction des parties iranienne et saoudienne. Aucune information n'a filtré sur le nombre des effectifs d'une telle force de maintien de la paix et aucune source officielle en Algérie ne s'est encore exprimée à ce sujet.

Toujours selon cette source diplomatique algérienne, cette proposition a été faite dans le cadre des efforts visant à rapprocher les positions des parties impliquées dans l'affaire yéménite.

Pour rappel, les efforts effectués ces derniers mois par l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, afin d'amorcer une entente entre les parties impliquées (le gouvernement démissionnaire, le mouvement Ansarallah et le parti d'Ali Abdallah Saleh) n'ont donné jusqu'ici aucun résultat tangible.

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